ÉDITORIAL  : Ce n’est qu’un “au revoir” comme dit la chanson… Tiens ! À propos de chanson, c’est justement le thème du dossier de ce numéro de Galaxies-Mercury que j’ai eu le plaisir de mitonner pour la dernière fois après quelques années passées aux côtés de Pierre Gévart qui avait bien voulu nous héberger, mon collègue, ami et complice Jean-Pierre Andrevon et moi-même, suite à la disparition de Lunatique dont j’avais assuré la rédaction entre 2005 et 2011. Au revoir ! C’est en général les mots que l’on prononce en se serrant la pogne ou avant de chastes baisers (à éviter par ces temps épidémiques) lorsque l’on doit se séparer. C’est ce que nous nous sommes dit, dans l’après-midi du 22 septembre 2019, auteurs et artistes présents au chaleureux salon “Entre les Mondes” qu’organise chaque année, depuis 2017, mon presque voisin de palier, l’Aurillacois, Jean-Luc Marcastel. Chose promise, Jean-Luc, la lauréate du concours que tu avais organisé est bien présente dans ces pages – une plume en herbe qui ne demande qu’à pousser ! – ainsi que celle et ceux que j’avais sollicités et qui ont aussitôt accepté de rejoindre le sommaire de ce numéro : Sandrine Gestin, Victor Fleury, Christian Grenier, Alain Grousset et Jean-Luc le susnommé. Peu de temps après, mon ami et presque voisin (encore un !) Bernard Sigaud m’a proposé, comme à l’accoutumée, quelques surprises que je me suis empressé d’insérer : Michaël Blumlein et Giulia Pretta. Puis un voyage à Tournus chez l’indispensable et encyclopédique Philippe Mura m’a permis de retrouver une déjà ancienne connaissance – porteuse de dives bouteilles comme il se doit en ces régions de grands crus –, l’excellente Danielle Martinigol qui n’a pas hésité un seul instant à répondre à mon invitation. Il ne manquait plus, pour clore cet ultime sommaire, que celui qui me fait l’honneur de m’associer à nombre de ses projets depuis de nombreuses années, qui m’attend patiemment dans sa demeure haut perchée en Dauphiné, Jean-Pierre Andrevon en l’occurrence (promis juré, je passe chez toi les beaux jours venus !). Et il a accepté, bien que toujours très (trop) occupé, avec quelques perles qui valent bien quelques pintes de rires. Mais avant de clore cet avant-goût de lecture, je voudrais remercier tous ceux qui ont chaque fois accepté mes invitations, et entre autres, car je ne saurais tous les citer : Bruno Pochesci, Franck Z. Jammes, Valerio Evangelisti, Jeanne-A Debats, Renato Pestriniero, Sylvie Lainé, Pierre-Jean Brouillaud, Joëlle Wintrebert, Michaël Thomazo, Martine Hermant, George Barlow, Gudule (je ne t’oublierai jamais !)… et Lucie Chenu qui œuvre dans l’ombre à la réussite de l’indispensable Galaxies. Je ne saurais non plus oublier à l’occasion de cet “au revoir” ces chers disparus sans lesquels je ne serais pas à rédiger ces quelques lignes : Alain Dorémieux, Christine Renard, Maurice Renault, Nathalie Henneberg, Jean Louis Bouquet, Jacqueline Osterrath, Jacques Chambon… ainsi que tous ceux, partis eux aussi, qui furent de mes invitations dès les années 70 lors des premiers festivals de Clermont-Ferrand : André Ruellan, Jacques Goimard, Michel Jeury, Michel Demuth, Daniel Walther, Jacques Sadoul, Christopher Lee, Pierre Barbet, Jimmy Guieu, Christian Gorce… J’en oublie sans doute. Mais enfin, pour parodier le grand Philip K. Dick, Séchez vos larmes, ce n’est jamais qu’un faux départ en quelque sorte, pas un adieu. À l’occasion, si Pierre me le permet, je viendrai vous proposer quelque vieux film à découvrir (ou pas). Mes étagères en supportent un bien grand nombre.  

Jean-Pierre Fontana, 4 mars 2020