EDITORIAL 51

C'est Andrevon qui a tenu la plume de l'éditorial pour ce numéro 51 de Galaxies, Andrevon, l'extra-terrestre sympathique de l'équipe (laquelle ne compte cependant aucun extra-terrestre antipathique.  Sympathique, mais un peu grognon cet édito. Pourtant, de jolies plumes, il y en a encore beaucoup, sous les pavés des Galaxies ! Mais laissons donc le dernier mot (provisoire) au maître !

Galaxies

l'édito d'Andrevon

Un numéro consacré en grande partie aux extraterrestres, voilà qui n’est sans doute pas très original, mais qui vient néanmoins à sa place et en son temps avec ce numéro de Mercury-Galaxies. Avec un dossier sur nos amis de l’espace, que j’ai rédigé dans la souffrance car, pour rendre compte tant que faire se peut de la prolifération des Aliens, aussi bien dans la littérature qu’au cinéma, c’est trois fois plus de place qu’il m’aurait fallu… que dis-je, dix fois. Mais admettons que ce n’est qu’un début, et que le combat continue. Trois des six nouvelles au sommaire abordent le thème : "Migrants", due à Laurent Mantese, que j’ai déjà accueilli il y a un an dans ces pages, et qui se trouve aujourd’hui accolé à Philippe Gonthier, pour un récit qui fleure bon les années 50 ; "La Bête dans la pierre", signée du pseudonyme de Nashtir Togitichi (j’ai vainement tenté de lui faire accepter de signer sous vrai nom), un jeune auteur quinquagénaire dont c’est le tout premier texte publié ; et "L’Appel du surhumain", dû quant à lui une vieille connaissance : Jean-Pierre Laigle, ou Moumon, comme on voudra. S’y ajoutent un court texte de mon vieil ami George W. Barlow : "Le Problème du cœur", que j’avais publié il y a… ouf ! dans CHARLIE Mensuel, ce qui me permet un brin de nostalgie ; une nouvelle de l’incontournable Robert F. Young : "La Machine à voyager dans le temps", que mon co-rédacteur en chef Jean-Pierre Fontana a glissé dans mes sabots de Noël au lieu de la garder pour lui ; et enfin, pour “Le service des affaires classées”, résurrection indispensable tirée du non moins indispensable FICTION qui nous a formés, en tout cas nombre d’entre nous, une des cinq uniques nouvelles que Daniel Drode, auteur du mythique "Surface de la planète", a écrites dans sa bien trop courte vie. Au total, ce numéro contient peu, trop peu de textes originaux, issus de plumes si possibles nouvelles, ce que je regrette bien. Une constatation que fait aussi de son côté notre concurrent et néanmoins ami Olivier Girard, dans le numéro 88 de la revue concurrente et néanmoins amie BIFROST. Alors, où sont-ils les nouveaux(elles), les futur(e)s auteur(e)s françai(se)s ou francophones ? Perdu(e)s dans les réseaux sociaux ? Scotché(e)s à leur jeux vidéo ? L’oreille soudée à leur portable ? Certes il ne suffit pas d’écrire, encore faut-il avoir la maîtrise suffisante pour être publié(e). Mais c’est souvent le premier pas qui coûte. Alors, puisque cette publication aborde l’année 2018, je ne peux qu’espérer, sur le champ de cet an nouveau, voir pousser de verts talents. Sans glyphosate, évidemment.

Jean-Pierre Andrevon