EDITORIAL 50


Numéro Cinquante. Bien sûr, d’une manière très pragmatique, on pourrait dire que ce numéro n’a pour caractéristiques que de suivre immédiatement le 49 et de précéder le 51. Il ne correspond même pas à un anniversaire, en somme. Mais quand même, Cinquante, c’est une manière de performance pour toute l’équipe, pour tous ceux qui l’ont accompagnée et l’accompagnent encore, qui y travaillent et pour tous ceux – bien plus nombreux encore (heureusement) – qui le lisent, pour nos abonnés de la première heure et pour tous ceux qui nous ont rejoints et continuent à nous rejoindre. 

Ce numéro cinquante, nous avons décidé de ne pas y inclure d’autres dossiers que celui, justement, correspondant à ce nombre : 50, la moitié de 100, ou encore 5 x 10. Mais nous n’allons pas, comme nous l’avions fait pour le numéro 42, lancer une recherche sur la symbolique du chiffre, simplement, sachez que pour nous, elle est forte.

Un retour sur ces 50 numéros vous permettra de retrouver les couvertures et peut-être de découvrir quelques anecdotes, quelques traits de ce que fut le travail de la rédaction. Nous irons jeter aussi un coup d’œil du côté des futurs possibles pour 2050, avec trois scénarios oscillant entre le plus optimiste et le plus noir. Surtout nous avons demandé à nos auteurs, mais aussi à nos lecteurs, à ceux qui nous suivent à la fois dans nos pages et sur nos différents sites Internet, de nous apporter leurs contributions. Celles-ci sont très diverses. Nous les avons livrées dans l’ordre alphabétique des participants et on y trouve les étoiles les plus brillantes de notre Galaxie littéraire comme les astres en formation des talents de demain. Vous y découvrirez des textes très courts, des dessins, des poèmes et jusqu’à des nouvelles achevées, comme celles de Philippe Curval ou d’Ugo Bellagamba, entre autres. Cinquante auteurs et même plus, avec ceux des autres nouvelles. C’est un numéro de fête, une fête à laquelle nous espérons tous vous associer. 

C’est aussi un numéro normal où vous trouverez, outre celles déjà citées, des nouvelles inédites : de Jean-Pascal Martin, « Les Pierres », deuxième prix le Bussy 2017, ou encore « Sur la touche », d’un auteur que nous aimons bien et qui sera invité à la Convention européenne de 2018 à Amiens : Mike Resnick, qui a coécrit ce texte avec la talentueuse (attention : dans « talentueuse » il y a tueuse) Lezli Robyn. Jean-Pierre Laigle, quand il ne rédige pas des essais ou ne traduit pas des nouvelles depuis des langues improbables, est aussi un écrivain, et il nous livre ici un autre présent bien documenté et passionnant, « Ambassade », en complément de son roman uchronique Ave Cæsar Imperator ! Enfin, Sybille Marchetto, dont ce n’est pas la première incursion dans Galaxies, nous explique avec humour que « La Mort est un long fleuve tranquille » – ou pas ! – tandis que Patricia Anthony explore l’identité et la mémoire, dans un texte émouvant : « Le Mangeur de souvenirs ».

Et puis, bien sûr, nos rubriques : vous retrouverez « Musique et SF », avec un article sur le groupe Kraftwerk, par Jean-Michel Calvez et Jean-Guillaume Lanuque : « la musique androïde ». Puis « Croisière au long du Fleuve », dans la livraison de laquelle Didier Reboussin continue à explorer la production de la mythique collection Anticipation des éditions Fleuve noir, avec cette fois Maurice Limat. Pierre Stolze, « Sous le Scalpel du Docteur Stolze » nous donne ses éclairages sur une partie de la production éditoriale, suivi en cela par les notes de lecture de nos chroniqueurs, coordonnées par Laurianne Gourrier, et enfin la rubrique (S)trips qui, pour la seconde fois, est animée par notre nouveau venu, mais déjà indispensable Fabrice Leduc.

Un bon numéro donc pour un numéro 50 dont nous vous souhaitons la meilleure des lectures ! Souhaitez-nous en retour bon vent pour les cinquante suivants, et pour le numéro 100, nous allons faire encore plus spectaculaire… mais patience. D’ici là, en juillet 2018, quand arrivera le temps de la Convention européenne d’Amiens, viendra aussi celui du Dixième anniversaire de la reprise par l’équipe actuelle !

Bonne lecture !

Pierre Gévart

le 26 octobre 2017